Préambule
Tout d’abord, deux choses à se souvenir à chaque fois que je présente les particularités du jeu :

  • je ne dévoilerai pas tout. Je veux qu’il y ait de la surprise sur certains détails, certains choix de jeu. Mais j’en dévoilerai suffisamment pour que vous puissiez savoir si ça vous tente ou si ça vous rebute.
  • quelle que soit la proposition de jeu de Macadabre, y’a une logique de game design, une raison pour laquelle la règle existe ou pas. Souvent, elle est directement expliquée dans le jeu. Mais je ne serais pas derrière vos fesses quand vous le lirez ou quand vous y jouerez. Vous faites bien ce que vous voulez ; vous respectez les règles si vous le voulez ou non, les utilisez toutes ou seulement une partie ; du moment que c’est entre adultes consentants.

LE scénario (la province de Saint-Voile)

Bon, maintenant que c’est dit. Par quoi je commence ?
Vous vous souvenez quand je vous disais que c’était pas un JDR comme j’ai l’habitude d’en écrire ?

Bon, ben, commençons : y’a pas de scénario. Enfin si, y’en a un. Un seul. Et y’aura pas besoin de scénario supplémentaire. Je m’explique.

Un peu comme les jeux vidéos en monde ouvert (disons The Witcher, Skyrim, Dark Souls), il y a un monde. Ici, c’est une petite province. Et il y a un objectif, une mission (la fameuse malemort à éradiquer). Dans Macadabre, c’est la même chose… ou presque.

La province de Saint-Voile est une carte composée d’hexagones où chacun d’entre eux est relié à une description, une scène, un événement. Le tout permet à la personne qui gère la partie de suivre le contenu de la description, de la mettre en scène comme un paragraphe de scénario, comme une rencontre aléatoire, ou d’en improviser le contenu, tout ou en partie.
C’est donc là où on est dans le « old school » du jeu. Alors, attention, ce n’est pas de l’exploration au millimètre, ce n’est pas du donjon où on avance pas à pas. Un hexagone, c’est 1 jour à 1 semaine de voyage, ça laisse de quoi s’adapter. C’est de l’exploration, de la survie (et un tout petit peu d’enquête). La brigade débarque aux limites de la province et ce sont les joueurs qui décident comment elle avance, par où elle avance (quelle direction prendre, hexagone après hexagone) et comment elle agit.

Niveau rejouabilité (j’y reviens dans la partie 2 sur 3), le départ, la frontière de la province, l’hexagone d’introduction, est différent à chaque partie et est tiré au hasard (je vous spoile : y’a plus de 30 introductions différentes) car la Mort attend au tournant…

Dans la prochaine partie (demain ?), je vous parle justement de la difficulté du jeu. Du coup, cette fois-ci, il sera question de Dark Souls, Bloodborne et Darkest Dungeon !

Macadabre est parti à l’impression !

28 Mar 2017 Classé dans : Macadabre

Macadabre est parti à l’impression (pour vérifier que tout apparaît bien au bon endroit et que les teintes soient correctes sur mes exemplaires tests) et la dernière extension de Dark Souls sort aujourd’hui. Coïncidence ? Je ne crois pas ! (Bon, en fait. Si, totalement. Mais j’aime l’idée).

Si dessous un trailer, mais pas de Dark Souls car ce serait trompeur. Plutôt de Bloodborne (même équipe pour autant) dont le jeu est une des grosses inspirations de Macadabre. Attention : grosse ça ne veut pas dire que Macadabre est une adaptation de Bloodborne stricto sensu (Macadabre n’est pas Bloodborne donc), mais où certaines idées, certains décors, certaines ambiances sont similaires… et d’autres différentes.

Macadabre avance à très grands pas (il pourrait même être de sortie d’ici une paire de semaines !).

J’en profite donc pour parler des inspirations de Macadabre (ce qui me permettra d’expliquer les particularités du jeu dans une prochaine publication).

Avant toute chose, Macadabre est une version alternative de C&S (plus connue sous le nom de Chevalerie & Sodomie) du Marquis. Si C & S était une parodie extrême de « Ravenloft », Macadabre en est un « hack » poussé : il reprend en partie la structure ; emprunte des éléments, en jette certains ; en adapte, en développe et en propose d’autres.

Les principales inspirations de Macadabre sont les suivantes :
• Les jeux vidéo « Dark Souls », « Bloodborne » et « Darkest Dungeon »,
• Le manga « Berserk » de Kentarō Miura,
• Les comics « The Walking Dead » de Robert Kirkman et « Crossed » de Garth Ennis.
• Le roman « Pestilence » de Degüellus, l’ambiance cruelle et sans pitié de certains « Livres dont vous êtes le héros » et les « horreurs cosmiques » de H.P. Lovecraft,
• Le film « Black Death » de Christopher Smith, « le Labyrinthe de Pan » de Guillermo Del Toro.

Le pitch de Macadabre, la brigade de la malemort

23 Mar 2017 Classé dans : Macadabre

En l’an 1366, en plein obscurantisme moyenâgeux, la province de Saint-Voile est ravagée par une étrange pestilence transformant sa population en créatures dégénérées, déviantes et bestiales.

Si la province, pauvre et bien trop éloignée de la capitale, n’intéresse pas la Couronne ; la fuite de la population face à une épidémie en pleine propagation, les rumeurs d’une nouvelle religion se développant dans la région, l’anathème de l’Église sur la cité fortifiée dirigée par la sulfureuse Comtesse et l’absence de communications avec cette dernière contraignent le roi à mandater un collège de médecins de peste.

Le but de cette brigade méprisée : éradiquer la source de cette malemort ou mourir en essayant.

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J’avais prévu de vous parler des particularités qui font de Macadabre, un jeu de rôle pas comme les autres (et pas pour tout le monde), et de garder le pitch pour la fin (pour pas que vous soyez excités par le pitch et frustrés par les particularités) mais je viens de réaliser que pour expliquer certains points, je devais déjà dire de quoi ça parle pour mieux saisir le ton et l’ambiance…

Ce « jeu de rôle qui ne vous aime pas » est toujours prévu pour mi-avril, pour 140 pages, en PDF et en papier. Plus d’infos, d’ici quelques jours.

Comme le travail sur Macadabre, mon prochain jeu de rôle avance bien, je me permet de poster un petit amuse-gueule graphique.

Je le précise et vais le repréciser : Macadabre est un jeu de rôle très particulier dans sa proposition, dans sa structure, dans son contenu, qui s’adresse à des adultes consentants, qui pourrait rebrousser le poil de certaines personnes et en faire rager d’autres (gueule, poil, rager : tout est lié). Le but étant que certain(e)s apprécient la démarche clivante et un peu rentre-dedans (dans son ambiance et ses postulats ludiques).

Je vous ferais le pitch d’ici quelques jours, dès que j’aurais une nouvelle avancée à proposer (à l’heure actuelle, je suis sur la mise en page des 140 pages du bouquin, sur les illustrations, les quelques cartes hexagonales et les corrections). Et j’ai une couverture à concevoir au passage. Je ne pense pas (trop) me mouiller en annonçant une sortie courant avril (en probablement 3 formats : PDF, papier et papier couverture dure).

Macadabre, c’est du médiéval-fantastique très sombre, c’est dépourvu de races, de magie et de beaucoup de choses variées qu’on y associe « classiquement », c’est une approche old-school très atypique, c’est un système de règles cruel, une création de personnage injuste, c’est des idées tordues, c’est un peu grotesque et parfois vulgaire dans son univers, c’est un hack poussé du jeu C&S (Chevalerie et Sodomie) du Marquis, c’est totalement différent de ce que j’écris et propose habituellement et je me suis amusé comme un petit fou à le réinventer et à concevoir cette version personnelle et très différente.

On en reparle bientôt !



It’s Alive ! IT’S ALIVE !!!*

C’est pas moi qui le dis, c’est Henry Frankenstein – ce bon vieux savant fou qui pointait du doigt sa créature rapiécée de morceaux de cadavres.
Mister Frankenstein c'est un peu la vitrine de mon atelier de bricolage : l’établi et les étagères sont pleins d'idées farfelues, de scénarios bidons, de dessins incompréhensibles et de trucs pour lesquels il n'existe pas encore de noms – un paquet de babioles dont il ne sortira probablement jamais rien – mais, pour les rares exceptions, ce site est là pour vous donner quelques informations.

Yno / Anthony Combrexelle.
*(traduction : Il salive ! IL SALIVE !)