Au Crépuscule #10 : couvertures, et intérieurs

Lorsque j’ai écris et édité la « première version » de Presque Minuit, je me suis occupé de la couverture du roman (illustration, design et mise en page). Lorsqu’il est ressorti chez 404 éditions, Axel « Supacat » Mahé en a travaillé une nouvelle (celle aux engrenages dorés) tout en conservant le « gros logo » circulaire que j’avais déjà crée.

Pour Au Crépuscule, je n’ai rien fait. Enfin, plus exactement, j’ai transmis un rough que j’avais griffonné durant l’écriture « au cas où il y ait besoin » (vous pouvez admirer cette « beauté » 😀 juste en-dessous). Axel l’a entièrement repris pour proposer la version que vous connaissez maintenant (celles avec les vitraux et « gargouilles » de Notre-Dame). Et ça rend super bien !

Déjà parce que 1/ c’est mieux qu’il soit écrit 1893 sur la couverture, plutôt que 1993 comme dans mon esquisse, 2/ parce que si la tour Eiffel joue un rôle majeur dans Presque Minuit, elle n’en a aucun ou presque dans Au Crépuscule, alors que Notre-Dame est au centre du roman (oui, parfois, je suis malheureusement un peu trop « dans l’air du temps »….) et 3/ parce que c’est cohérent avec la couverture de Presque Minuit (tout l’intérêt que la même personne s’occupe des deux couvertures), donc ça permet d’instaurer une filiation visuelle entre les deux romans pour signifier le fameux « suite indépendante ».

La maquette intérieure de Presque Minuit est l’œuvre de Hélène Mercy et celle de Au Crépuscule de Romain Poiré, et tous les trois sont les graphistes/maquettistes ayant permis que lisiez des livres si réussis visuellement. Merci à eux ^^

Au Crépuscule #9 : inspirations

À plusieurs reprises, on m’a demandé quelles étaient mes inspirations pour Au Crépuscule. J’ai un peu rechigné à les donner car je sais que ça peut être une source de confusion. On nomme une référence = le lecteur pense trouver le ton, le genre et le style de l’œuvre directement dans le roman.

Ça peut décevoir car à moins de proposer un roman sans aucune personnalité propre, c’est rarement le cas. Mais je comprends aussi l’idée derrière : “situer” l’histoire.

Pour Presque Minuit, vu que je voulais faire “mon grand film d’animation dont j’aurais rêvé quand j’étais gamin”, les références étaient très datées des années 80 : Les Goonies et L’Histoire sans fin — niveau films, Nadia, le secret de l’eau bleue et (plus récent) Full Metal Alchemist — niveau animés.

Pour Au Crépuscule, j’ai voulu proposer quelque chose de plus personnel, de moins référencé. Pour autant, il y a quand même quelques ingrédients qui apparaissent de-ci de-là.
Comme les personnages sont plus âgés et que mon envie était donc de proposer quelque chose de moins enfantin, les sources d’inspirations sont (un peu plus) récentes : Buffy — niveau série, Hellboy 2 et Le Labyrinthe de Pan — niveau films, L’attaque des titans — niveau animé.

Pour autant, je le répète : vous ne trouverez pas ces références directement dans le roman. Par contre, quand vous l’aurez lu et que vous reviendrez sur ces inspirations, vous vous direz sûrement “Ah oui, effectivement” (la saison 2, les petits riens qui font les grandes catastrophes, le marché aux trolls, le faune, la fantasy cachée dans la nature, les adolescents-soldats dans les airs…).

Au Crépuscule est disponible dès à présent dans toutes les bonnes librairies.
350 pages, Grand format, 16€, chez 404 éditions.

Au Crépuscule #8 : réalisme(s)

Ce n’est pas parce que Au Crépuscule est un roman young adult, de fantasy décomplexée (d’urban fantasy plus précisément), aux personnages hauts en couleur et aux événements surnaturels que le décor ne peut pas être ancré dans la réalité. Au contraire, il me semble qu’un contexte historique donne un vernis de crédibilité et met en valeur, par contraste, le fantastique d’une histoire.

Je ne suis pas persuadé que ça ait toujours un intérêt de procéder de la sorte mais plus le fond est réaliste plus on est en droit d’attendre que les personnages principaux le soient aussi, que les lois de la physique s’appliquent pour eux aussi, quand bien même ils affronteraient des dragons avec des pouvoirs magiques.

À mon sens, cette approche sert le propos de ce(s) roman(s). Quand, dans Presque Minuit, un personnage meurt, ce réalisme de fond pousse à croire qu’il ne va pas « magiquement » revenir à la vie. J’y tiens et j’y ai d’autant plus veillé car j’estime (et c’est encore un autre débat) que c’est ce qui permet de se connecter aux personnages, d’avoir peur pour eux, de se battre avec eux. Chaque danger est un vrai danger car le monde est « réel ». Les personnages sont différents de nous, mais ils ne nous sont pas “supérieurs”.

Je m’égare. J’en reviens au réalisme, à ancrer le roman dans un décor historique. Pour Presque Minuit, c’était “facile”, c’était l’Exposition Universelle de Paris de 1889 qui donnait une couleur de fond à l’intrigue et une certaine “tangibilité” au roman (le terme n’est pas adéquat mais soit vous m’avez compris soit vous ne me méritez pas).

Pour Au Crépuscule, que je souhaitais situer entre 1892 et 1893 (pour que les héros soient plus âgés), l’époque ne possédait pas le même type d’événement célèbre et marquant pour asseoir la partie réaliste du roman. J’ai donc cherché quelque chose qui puisse varier du précédent et donner une teinte spécifique à cette nouvelle histoire.

Si j’ai placé quelques rapides références à l’époque (gouvernement, mouvement anarchiste, système scolaire), j’ai surtout situé l’histoire durant une période connue pour avoir été marquée par une vague de grand froid afin d’obtenir cette ambiance différenciante, afin d’obtenir quelques scènes spécifiques (du givre, de la glace, de la vapeur et de la neige).

De la même manière, la lune étant au cœur de cet Éthermonde (c’est le nom que je donne au pack Presque Minuit + Au Crépuscule) et le roman se déroulant sur une période notablement plus longue que Presque Minuit, j’ai poussé le réalisme à respecter à la lettre les cycles lunaires et à les préciser quand ça revêtait un intérêt descriptif (quand bien même le roman n’est pas un médium visuel) avec, par exemple, des scènes sous une pleine ou nouvelle lune quand le calendrier le permettait.

C’est du détail de détail mais ça m’a permis de mettre en scène des moments auxquels je n’aurais pas forcément pensé (la zone de confort est si… confortable), ce vernis de réalisme permettant, je crois, de mettre en valeur les personnages et l’histoire de Au Crépuscule.

Au Crépuscule est disponible dès à présent dans toutes les bonnes librairies.
350 pages, Grand format, 16€, chez 404 éditions.

Livres dans la Boucle (dédicaces)

Dans moins de 10 jours, je serai à Livres dans la Boucle !
Vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 — 3 jours de dédicaces à Besançon.

C’était génial l’année dernière et il n’y a donc pas de raison que ça ne le soit pas encore cette année.

Si vous êtes dans les parages, n’hésitez pas à venir faire un tour : c’est gratuit et très varié (on parle d’un programme de 248 autrices et auteurs !).

Le programme complet est disponible juste ici.

Au Crépuscule #7 : réflexions

Quand j’écris, je m’attache beaucoup à l’architecture de mon histoire, à la structurer pour qu’elle se révèle aussi efficace que possible, à renforcer ses fondations pour qu’aussi folle soit-elle, le roman tienne la route.

Je le fais en respectant quelques règles d’écriture mais je ne suis pas toujours les mêmes (bien que j’ai mes préférences) car c’est l’histoire — ce que j’ai à raconté et comment — qui m’indique ce que je vais pouvoir appliquer. Ceci dit, je suis assez vigilant sur les actes, la symétrie de mes chapitres (alors que leur pagination m’importe peu), les préparations/paiements, une certaine générosité en terme d’événements et le fait de récompenser le lecteur qui serait parvenu à déceler certains signes avant-coureurs.

Le fait est qu’au début du développement de mon intrigue de « Au Crépuscule », voyant qu’elle collait à une structure en 4 actes, je me suis « trollé » en formalisant une locution/interjection exprimant ce que l’on devait ressentir à la lecture de l’acte en question (cf. l’image jointe).

Tout ça pour dire quoi ? Vous pouvez retrouver cette anecdote farfelue et bien d’autres épinglées dans un album instagram dédié où j’ai « documenté », façon journal de bord, toute la conception du roman (en 100 images), des travaux préparatoires il y a plus d’un an à la fin de sa conception. C’est d’un intérêt très variable mais ça a le mérite d’exister et de remplacer la conception de l’ouvrage dans le temps.

C’est accessible via mon profil ou directement ici.