UNE ARMÉE À MOI SEULE : second jet

🎤 Trois mois sans mise à jour sur « Une Armée à Moi Seule » : il était temps de corriger ça !

Notez la date dans vos agendas car j’aurai besoin de vous : le 15 septembre verra la sortie du roman !

▶ Un vrai second jet
Quelques semaines après avoir rendu mon manuscrit, j’ai reçu le retour et les commentaires de mon éditrice. Le roman étant long, y’en avait mécaniquement plus qu’habituellement et j’ai mis du temps à me plonger dedans : je n’étais pas en grande forme à ce moment-là et je n’avais pas touché au roman depuis un bon mois.

Mais cette coupure avec le manuscrit fut pour le meilleur : j’ai pu l’aborder avec un oeil neuf, le lire « pour la première fois » d’un bloc, avec du recul. Je l’ai donc retravaillé, entre tournures un peu lourdingues allégées, éléments transformés, passages redondants et micro-détails supprimés.

J’ai donc livré ce qui s’apparente à un vrai second jet et je suis très content du ping-pong éditorial à ce sujet : le roman est un peu plus ramassé et carrément plus efficace que dans son premier jet, ce qui a rendu le travail très satisfaisant en fin de compte. On a refait une minuscule troisième passe (des vacances en comparaison du second jet) pour traquer les dernières pétouilles et il vient de repartir chez 404.

▶ Couverture

En parallèle, j’ai vu passer une demi-douzaine de propositions de couvertures très réussies et je crois qu’on se dirige vers une gagnante sous peu. Comme toujours avec les couvertures de mes romans chez 404 éditions, je la trouve très très cool et je suis pressé que vous puissiez la découvrir !

(Le visuel est un extrait d’une des propositions de Axel « Supacat » Mahé).

▶ La suite

Le roman va bientôt partir pour une visite chez la relectrice/correctrice ortho.

De mon côté, je vous prépare un pitch du roman, un peu de blabla (mes notes d’intention), histoire de vous mettre en conditions et que puissiez savoir à quoi vous attendre en septembre (et ouais, étonnamment, vivement la rentrée ! :D).

« Là où tous se perdent, nous nous retrouvons. »

Une Armée à Moi Seule : manuscrit envoyé !

C’est fait ! Le manuscrit de « Une Armée à Moi Seule » est envoyé !

À ce stade, le roman compte 780 000 signes (130 000 mots) soit à peu près un bébé dodu (Ordo tournait à 500 000 signes).

Flashback n°1

Durant 2 semaines, j’ai repris tous les passages surlignés durant l’écriture. Ça consiste souvent à vérifier quelle modèle d’arme ou de Mazda, j’ai noté 300 pages plus tôt pour éviter les incohérences ; que tous les prénoms sont écrits de la même façon ; que les quelques infos que j’ai indiquées de-ci de-là sont correctes (qu’il y a pas eu mélange entre prise de notes et rédaction). J’ai aussi intégré des répliques, des bouts de phrases, des notes, pour enrichir le roman, ou parce que ça m’amusait de les faire figurer (c’est important de s’amuser quand on travaille aussi).

Flashback n°2

Durant une petite dizaine de jours, j’ai relu mon texte à voix haute. Toujours amusant comme exo puisque ça met beaucoup en relief « son style » (ce n’est pas sale). Oui, ça peut mettre en évidence des tics de langage (et ce n’est pas toujours un problème) mais ça fait aussi apparaître des formulations un peu compliquées, ardues ou ampoulées. Là, encore, ça peut parfois servir le propos mais, de manière générale, j’aime bien alléger un peu ça, couper les phrases en deux, rendre le tout plus digeste. C’est pas comme si j’avais pas déjà une écriture un peu dense à la base (pire ennemi des gens qui lisent en diagonale). Cette partie là, contrairement à mes craintes (vu l’épaisseur du roman), a été fluide.

Flashback n°3

Pendant 2 jours, j’ai ensuite passé mon texte sous Antidote pour traquer les fautes d’orthographes pures et dures (je ne suis pas meilleur qu’un autre là dessus, bien au contraire). Le texte étant long, ça a pris du temps, d’autant que là, il faut faire le tri entre les erreurs manifestes (type accord et conjugaison), les injonctions à écrire un mot d’une certaine manière alors que moi je ne le souhaite pas (comme les prénoms) et les erreurs volontaires (comme les « ne » de négations que je retire régulièrement dans les dialogues pour les rendre plus « mis en bouche »).

Flashback n°4

Durant 3-4 jours, et de manière parallèle, grosse repasse sur les répétitions présentes dans le roman. Deux choses : je tiens aux répétitions dans les dialogues (effet d’accumulation, rendu réaliste) mais je les évite autant que possible dans les parties descriptives (ça me parait plus agréable/recherché/noble). En parallèle, sans me fouetter, j’en profite pour retirer une couche de « verbes pauvres » afin là aussi d’enrichir un peu le roman, de le tirer vers le haut, bien aidé par la traque à la répétition (où j’opte autant que possible pour un verbe ou mot pas encore utilisé).

Bonus

Comme pour Ordo, j’ai rédigé un casting (pour celles et ceux terrifiés par mon habituelle profusion de persos, j’ai eu la main légère cette fois-ci) et j’ai constitué une longue BO (101 morceaux à ce stade). À voir si elle survit jusqu’à la parution du roman.

La suite ?

La couverture du roman est en train de se faire tranquillement « designée » et le manuscrit part se faire relire. De mon côté, ça fait une petite dizaine de mois (9 ?) que je bosse sur ce projet durant mon temps libre et j’aspire à la petite coupure qui me permettra d’y revenir les idées claires.

Bref, c’est pas fini mais une très bonne étape est passée et ça continue d’avancer !

Une Armée à Moi Seule (premier jet)

On commence avec deux choses !

1/ La bonne année ! On se la souhaite et on espère plein de choses. On se donne du mal mais on n’est pas trop dur avec soi-même à partir du moment où on a fait ce qu’il faut. Un truc dans le genre.
2/ on se donne rendez-vous dans la seconde moitié de l’année pour la sortie de ce roman chez 404 éditions. On en reparle en temps utile.

Premier jet ?

Je viens de le terminer. Ça m’aura prit 10 semaines. Il s’annonçait comme notablement plus ample que mes précédents (1 tiers plus épais) donc c’est logique, mais j’avoue que je n’avais pas intégré la durée d’écriture en m’y lançant. 1/3 qui m’aura d’ailleurs pris 1/2 de temps supplémentaire, rapport au fait qu’écrire avec un emploi à temps plein à côté, c’est d’autant plus une course d’endurance (et un peu de vitesse pour ne pas caler/tout oublier en étant coupé durant la journée). Habituellement, il me faut 5 semaines pour la rédaction et, là, au même stade, j’en étais qu’à la moitié. Ça a été plus rude qu’imaginé.

Prochaines étapes ?

Tout au long de l’écriture, pour ne pas me couper, je surligne des passages, je balance des « XXXX », des trucs à vérifier (l’orthographe d’un prénom ou une marque de voiture écrite 300 pages plus tôt). Les prochaines jours/semaines, je vais corriger et passer en revue toutes mes notes. De même, durant cette période, je consigne des répliques ou des bouts de descriptions sans savoir précisément où les caser. Le boulot va consister à injecter cette dizaine de pages de notes aux bons endroits ou les remiser dans un coin pour qu’elles se taisent à jamais.

Ensuite ?

Dans le meilleur des mondes, faudrait que je laisse reposer 10 jours ou 2 semaines sans toucher au manuscrit pour finalement relire entièrement la brique en m’arrachant les cheveux et en me demandant qui a écrit un m%#%§ pareille ! Un second jet.

Quelque part dans le processus, j’ai un « casting » à rédiger proprement (oui, comme Ordo), une BO à caler (pas comme Ordo, mais on verra) et des remerciements.

Je vous donne donc rendez-vous pour la fin de la prochaine étape ! 💥

Une Armée à Moi Seule (avancée roman)

Deux mois plus tard, quelles sont les nouvelles concernant ‘Une Armée à Moi Seule‘ ? 🔥

Hier, j’ai terminé ma « super structure » pour mon roman à paraître l’année prochaine.

Ça m’a pris un peu plus de temps que prévu pour cause de santé défaillante, de reprise de travail post-confinement plus soutenue et, surtout, de roman plus ample dans son développement que je ne l’avais estimé au début.

Je me suis attaché à découper mon histoire en chapitres en veillant à distiller un peu mieux les infos pour offrir de bonnes montagnes russes (entre moments d’actions et de pauses sentimentales et/ou informatives) et à injecter toutes les notes et bouts de dialogues que j’avais déjà notés durant mon ébauche de trame. La base de ma méthode habituelle.

Comme j’avais envie de sortir (un poil) de ma zone de confort, pour tester des trucs, oxygéner un peu mon approche, ça m’a pris plus de temps à mettre en place. Je voulais sortir de ma structure en 4 actes habituelle pour voir si je pouvais développer l’intrigue dans des directions que j’ai moins l’habitude de défricher, pour aborder les choses avec un peu de fraîcheur ; tout en gardant une esthétique personnelle et troquer certains de mes marqueurs par d’autres (bon, au final, y’a quand même de grandes chances que ça hurle mon nom à la lecture, on ne se refait pas — pas entièrement du moins).

L’évidence, c’est que le machin est plus dodu qu’à l’accoutumée. En ça, mon plan structuré compte déjà près de 455 000 signes. À la même étape, Ordo en comptait 355 000 (tout l’intérêt de documenter mes avancées). L’expérience semble donc indiquer que le projet comptera un petit tiers de signes supplémentaire une fois rédigé. À voir si ce prévisionnel ne se heurte pas au fait d’avoir procédé autrement cette fois-ci mais je suis confiant.

Dans tous les cas, il ne semble plus y avoir d’échappatoire : il va falloir se lancer dans le grand bain (le moment redouté…), arrêter de réfléchir et écrire !

Je vous donne donc rendez-vous pour la fin du premier jet ! 💥

Une Armée à Moi Seule (roman)

La semaine dernière, j’ai signé le contrat pour mon prochain roman à paraître aux éditions 404 : Une Armée à Moi Seule

Petit flashback : depuis le mois dernier, j’ai écrit une présentation du roman (le roman résumé en une phrase + le pitch développé en 3-4 phrases + une quatrième de couverture fantasmée + 5-6 paragraphes d’argumentaires expliquant pourquoi c’est le meilleur roman du monde) à destination des Puissances Supérieures, qui l’ont validée dans les jours suivants, d’où contrat.

Évidemment, avant tout ça, j’avais transmis une ébauche de structure de 90 pages à mon éditrice pour qu’elle visualise où j’allais (force à elle pour relire un texte à trous aussi dense), mais je mesure la chance de pouvoir obtenir un contrat sans avoir à proposer un roman fini ou même une ébauche rédigée (du luxe dans l’édition). Paradoxalement et même s’il faut avoir fait ses preuves, je trouve ça bien mieux pour éviter les quiproquo et que tout le monde soit sur la même longueur d’ondes.

Ce week-end, j’ai terminé de rédiger un « traitement » du roman, soit 25-28 pages où je reformule mes notes et décris 90% de ce qui va avoir lieu dans le roman de manière linéaire, en essayant de préciser tout ce qui a besoin de l’être, pour mieux sentir le rythme du livre (l’enchaînement de scènes posées et d’adrénaline, les moments d’explications et de tensions) et éventuellement susciter des questions auprès de mon éditrice.

À ce stade, y’a des passages surlignés, des endroits où je doute d’un choix et où je soumet plusieurs solutions (« Est-ce qu’un crabe géant ou un bigorneau parlant ferait un meilleur méchant ? » Si c’est un bigorneau, je peux glisser une blague sur la Petite Sirène, si c’est un crabe, on peut y voir une métaphore du cancer ?*) pour voir ce que me répond mon éditrice.
*Exemple non contractuel ou presque.

Avec son retour, je vais m’atteler à répondre aux dernières questions puis découper ces pages en chapitres (en cherchant l’endroit où terminer chaque scène est le plus efficace) puis injecter mes 90 pages de notes pour me préparer avant la rédaction.

Bref, ça avance.