Une Armée à Moi Seule (premier jet)

On commence avec deux choses !

1/ La bonne année ! On se la souhaite et on espère plein de choses. On se donne du mal mais on n’est pas trop dur avec soi-même à partir du moment où on a fait ce qu’il faut. Un truc dans le genre.
2/ on se donne rendez-vous dans la seconde moitié de l’année pour la sortie de ce roman chez 404 éditions. On en reparle en temps utile.

Premier jet ?

Je viens de le terminer. Ça m’aura prit 10 semaines. Il s’annonçait comme notablement plus ample que mes précédents (1 tiers plus épais) donc c’est logique, mais j’avoue que je n’avais pas intégré la durée d’écriture en m’y lançant. 1/3 qui m’aura d’ailleurs pris 1/2 de temps supplémentaire, rapport au fait qu’écrire avec un emploi à temps plein à côté, c’est d’autant plus une course d’endurance (et un peu de vitesse pour ne pas caler/tout oublier en étant coupé durant la journée). Habituellement, il me faut 5 semaines pour la rédaction et, là, au même stade, j’en étais qu’à la moitié. Ça a été plus rude qu’imaginé.

Prochaines étapes ?

Tout au long de l’écriture, pour ne pas me couper, je surligne des passages, je balance des « XXXX », des trucs à vérifier (l’orthographe d’un prénom ou une marque de voiture écrite 300 pages plus tôt). Les prochaines jours/semaines, je vais corriger et passer en revue toutes mes notes. De même, durant cette période, je consigne des répliques ou des bouts de descriptions sans savoir précisément où les caser. Le boulot va consister à injecter cette dizaine de pages de notes aux bons endroits ou les remiser dans un coin pour qu’elles se taisent à jamais.

Ensuite ?

Dans le meilleur des mondes, faudrait que je laisse reposer 10 jours ou 2 semaines sans toucher au manuscrit pour finalement relire entièrement la brique en m’arrachant les cheveux et en me demandant qui a écrit un m%#%§ pareille ! Un second jet.

Quelque part dans le processus, j’ai un « casting » à rédiger proprement (oui, comme Ordo), une BO à caler (pas comme Ordo, mais on verra) et des remerciements.

Je vous donne donc rendez-vous pour la fin de la prochaine étape ! 💥

Une Armée à Moi Seule (avancée roman)

Deux mois plus tard, quelles sont les nouvelles concernant ‘Une Armée à Moi Seule‘ ? 🔥

Hier, j’ai terminé ma « super structure » pour mon roman à paraître l’année prochaine.

Ça m’a pris un peu plus de temps que prévu pour cause de santé défaillante, de reprise de travail post-confinement plus soutenue et, surtout, de roman plus ample dans son développement que je ne l’avais estimé au début.

Je me suis attaché à découper mon histoire en chapitres en veillant à distiller un peu mieux les infos pour offrir de bonnes montagnes russes (entre moments d’actions et de pauses sentimentales et/ou informatives) et à injecter toutes les notes et bouts de dialogues que j’avais déjà notés durant mon ébauche de trame. La base de ma méthode habituelle.

Comme j’avais envie de sortir (un poil) de ma zone de confort, pour tester des trucs, oxygéner un peu mon approche, ça m’a pris plus de temps à mettre en place. Je voulais sortir de ma structure en 4 actes habituelle pour voir si je pouvais développer l’intrigue dans des directions que j’ai moins l’habitude de défricher, pour aborder les choses avec un peu de fraîcheur ; tout en gardant une esthétique personnelle et troquer certains de mes marqueurs par d’autres (bon, au final, y’a quand même de grandes chances que ça hurle mon nom à la lecture, on ne se refait pas — pas entièrement du moins).

L’évidence, c’est que le machin est plus dodu qu’à l’accoutumée. En ça, mon plan structuré compte déjà près de 455 000 signes. À la même étape, Ordo en comptait 355 000 (tout l’intérêt de documenter mes avancées). L’expérience semble donc indiquer que le projet comptera un petit tiers de signes supplémentaire une fois rédigé. À voir si ce prévisionnel ne se heurte pas au fait d’avoir procédé autrement cette fois-ci mais je suis confiant.

Dans tous les cas, il ne semble plus y avoir d’échappatoire : il va falloir se lancer dans le grand bain (le moment redouté…), arrêter de réfléchir et écrire !

Je vous donne donc rendez-vous pour la fin du premier jet ! 💥

Une Armée à Moi Seule (roman)

La semaine dernière, j’ai signé le contrat pour mon prochain roman à paraître aux éditions 404 : Une Armée à Moi Seule

Petit flashback : depuis le mois dernier, j’ai écrit une présentation du roman (le roman résumé en une phrase + le pitch développé en 3-4 phrases + une quatrième de couverture fantasmée + 5-6 paragraphes d’argumentaires expliquant pourquoi c’est le meilleur roman du monde) à destination des Puissances Supérieures, qui l’ont validée dans les jours suivants, d’où contrat.

Évidemment, avant tout ça, j’avais transmis une ébauche de structure de 90 pages à mon éditrice pour qu’elle visualise où j’allais (force à elle pour relire un texte à trous aussi dense), mais je mesure la chance de pouvoir obtenir un contrat sans avoir à proposer un roman fini ou même une ébauche rédigée (du luxe dans l’édition). Paradoxalement et même s’il faut avoir fait ses preuves, je trouve ça bien mieux pour éviter les quiproquo et que tout le monde soit sur la même longueur d’ondes.

Ce week-end, j’ai terminé de rédiger un « traitement » du roman, soit 25-28 pages où je reformule mes notes et décris 90% de ce qui va avoir lieu dans le roman de manière linéaire, en essayant de préciser tout ce qui a besoin de l’être, pour mieux sentir le rythme du livre (l’enchaînement de scènes posées et d’adrénaline, les moments d’explications et de tensions) et éventuellement susciter des questions auprès de mon éditrice.

À ce stade, y’a des passages surlignés, des endroits où je doute d’un choix et où je soumet plusieurs solutions (« Est-ce qu’un crabe géant ou un bigorneau parlant ferait un meilleur méchant ? » Si c’est un bigorneau, je peux glisser une blague sur la Petite Sirène, si c’est un crabe, on peut y voir une métaphore du cancer ?*) pour voir ce que me répond mon éditrice.
*Exemple non contractuel ou presque.

Avec son retour, je vais m’atteler à répondre aux dernières questions puis découper ces pages en chapitres (en cherchant l’endroit où terminer chaque scène est le plus efficace) puis injecter mes 90 pages de notes pour me préparer avant la rédaction.

Bref, ça avance.

Presque Minuit en russe

Cette semaine, j’ai reçu mes exemplaires de Почти полночь, la version russe de Presque Minuit, publiée en couverture dure chez Kompasgid.

Avoir cette version du roman entre les mains fait son petit effet (avec son nom et son pseudo écrit en russe ^^).

C’est « marrant » de voir l’objet, de se dire que je l’ai écrit sans le reconnaître pour autant. Une curiosité. D’ailleurs, l’illustration de couverture de Ekaterina Peschanskaya (@peschanskaya) est très différente de la VF et j’y vois un charme « à la française » vraiment cool.

Une Armée à Moi Seule (projet de roman)

Un peu moins d’articles et de news en ce moment… parce que je travaille sur un nouveau roman.

Son titre de travail actuel : « Une Armée à Moi Seule« .

Il est bien trop pour parler du fond ou même d’en révéler davantage sur le contenu mais c’est le moment où mon temps libre commence petit à petit à se concentrer sur sa création.

Après une longue phase de Battle Royale avec mes éditrices préférées de 404 éditions, nous nous sommes mis d’accord sur un pitch parmi la vingtaine que j’avais proposés. Celui retenu faisait partie de nos trois finalistes préférés et « Une Armée » s’est imposé à moi : j’avais un truc fort à raconter autour des idées suggérées par le pitch et je sentais que c’était maintenant ou jamais.

Comme le délais est « cool » (c’est à dire que ce n’est pas le délais d’Ordo), j’ai le temps de poser les choses, de me balader mentalement et de réfléchir à toutes les possibilités (d’ailleurs, je suis toujours dans cette phase de « préproduction »).

Les deux derniers mois, j’ai posé des scènes, des trucs qui me faisaient kiffer, des idées que je trouve intéressantes. Confinement oblige, j’ai eu envie d’évasion, d’un truc qui respire, moins restreint ou concentré sur une échelle de temps et de lieu (pas comme un cambriolage à New York). Ça devrait donc un peu plus bouger/voyager et prendre l’air. J’ai formalisé une « sculpture » (à défaut d’un meilleur terme) du proto-roman fantasmé. Une forme qui ressemble encore à un gruyère difforme à ce stade.

J’ai fait relire le « traitement » de 90 pages à mon éditrice et elle a commenté avec enthousiasme, pointant des récurrences dans mon écriture et mes concepts, et d’autres éléments présents en jachère, que j’utilisais peu ou pas. De quoi me permettre de faire émerger certains éléments « plus frais » et de faire des choix excitants.

À ce stade, la prochaine étape consiste à rédiger une présentation plus concrète et complète du projet pour décrocher le contrat signé associé. Ensuite, durant les prochaines semaines (mois ?) qui suivront, je vais reprendre mes idées et notes pour donner à l’ensemble une forme consolidée et sans points d’interrogation (opter pour les choix les plus cools et répondre à toutes les questions que l’on peut se poser). Le tout pour pouvoir préparer au mieux la rédaction du roman sans avoir besoin de relever la tête, consulter des références ou de chercher des réponses à des questions.

Bref, je suis dedans.