L’écho renvoie les mensonges des autres

(illustration par… moi-même)

KAFKA

Kafka est un long cafard solitaire à la voix éraillée comme un fumeur de longue date. Il ressemble en tout point aux Rorschach – cancrelats vus par les patients sous l’effet du psychostimulant, utilisé lors des consultations – mais il s’en défend. Ils lui ressemblent mais il affirme qu’ils ne sont pas ce qu’ils semblent être. Ce ne sont pas des cloportes, ce sont des démons, les démons des patients assure-t-il. Kafka affirme être un ancien patient qui, pour s’en sortir, pour s’enfuir, pour se dissimuler aux yeux des Blouses blanches à dû muter en cafard. De plus, il prétend ne pas pouvoir mourir. Il est physiquement immortel. Même écrabouillé, il reviendra à la vie. Kafka pense que l’hôpital est un gigantesque laboratoire extraterrestre conçu par des petits gris pour étudier le genre humain dans un environnement un temps soit peu proche d’eux.

Certaines respirations trahissent la peur

(illustration par Matthias Haddad)

LE RAT

Le Rat est un homme, grand et maigrelet, au nez crochu et aux longs cheveux noirs. Son allure ténébreuse et la pâleur de sa peau peuvent le rendre impressionnant mais il n’est pas pour autant agressif ou introverti, bien au contraire. Très sociable bien que parfois un peu difficile à suivre, Le Rat parle à tous ceux qui veulent bien converser avec lui et ne manque jamais de détendre l’atmosphère par quelques remarques cyniques. Son surnom vient du fait qu’il a établit une relation de confiance et une empathie profonde avec les rats arpentant l’hôpital. Sans aucune difficulté, il parvient à communiquer et à les comprendre et au moindre besoin, ils rappliquent pour lui apporter informations et aide.

Age apparent : la trentaine.
Phrase typique : « Qui est assez fou pour jouer au rat de laboratoire avec Butcher ? »
Alliés : Ratling, les rats en général et la plupart des patients.
Ennemis : Le Dératiseur et le personnel médical.
Médecin référant : le Supérieur Stein.

Encore un jeu où l’on va bien rigoler

Patient 13, c’est : David Lynch à Silent Hill, Lewis Carroll en camisole de force, Clive Barker et William S. Burroughs dans le village du Prisonnier, David Cronenberg à Twin Peaks, Philippe K. Dick dans un hôpital psychiatrique.

Depuis quelques jours, le developpement de l’édition de Patient 13 au format papier chez John Doe est lancé (qui d’autre pouvait être assez fou pour éditer un tel jeu ?) Le Grümph m’a donné les quelques spécifications techniques dont j’avais besoin pour me lancer dans la tourmente. Je suis donc en train de lister ce qu’il manque au jeu pour être encore plus accessible et directement jouable. Me reste donc à ajouter un véritable scénario d’introduction, quelques synopsis supplémentaires, des ajouts dans les conseils ainsi que des prétirés pour pouvoir plus facilement prendre le jeu en main. De même je suis en train de rassembler un maximum de matériel graphique utilisable pour le jeu, éléments de décor, photos, objets, personnes/personnages afin de donner un vrai look à l’ouvrage, sans forcément verser dans la sombritude outrancière (pas comme l’image ci-contre, donc).

Si les Blouses blanches le veulent, sortie programmée en mars 2007.