Shooter – un cocktail de contexte à jouer

20 Avr 2015 Classé dans : Shooter

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C’est pas souvent que j’ai l’occasion de parler en amont de ce sur quoi je bosse. J’évite toujours autant que possible de me mettre plus de pression que je m’en met déjà tout seul en en parlant à d’autres. Accessoirement, ça me permet aussi de ne pas passer plus de temps à répondre à des questions qu’à bosser mes projets et ça évite de me sentir forcé de m’excuser si finalement, en court de route, j’abandonne un de mes 50 projets.

Des 50 projets d’ailleurs, il en est question ici et c’est en grande partie ce qui a motivé l’idée derrière cette présentation et ce billet. Des embryons de jeux de 50-, 100- ou 250 000 signes, sur mon disque dur, j’en ai des tas. Pour une raison ou pour une autre – perte de motivation, nouvelle envie, la Vraie Vie qui permet pas de s’y mettre à fond, ambition démesurée au regard du temps à consacrer au projet – ils sont restés ainsi.

Et ça me saoule. Ça me rend dingue de voir que je reviens sur certains projets pour la dixième fois en 10 ans mais que je n’ai ni le temps ni l’envie de les écrire sur une longue durée. Car ce qui freine, ce ne sont pas les idées, c’est de me dire que je repars pour un cycle d’un, deux ou trois ans pour produire un jeu. À l’échelle d’une vie, ça file le tournis et c’est effrayant. Certains projets demandent à être développés longuement pour montrer toute leur richesse, pour détailler leur univers, pour décrire par le menu et de manière naturelle ce qu’ils ont de meilleurs à proposer. D’autres, c’est tout l’inverse : plus ils sont développés plus ils perdent en particularités, en originalité. Filez moi 400 pages pour Patient 13 et je serais obligé d’ajouter des elfes et des pouvoirs magiques pour tenir dans le format.

Tout ça pour dire quoi ? Tout ça pour dire que j’ai cherché une formule, une approche, un cadre, quelque chose me permettant de canaliser certaines de mes obsessions récurrentes, de sortir de ma zone de confort (ne pas faire que du contemporain-fantastique) et proposer mes idées de contexte. J’ai tenté de formuler ça avec une « vision », de la manière la plus large possible pour canaliser mes idées sans les contraindre tout en ne perdant pas de vue mon envie d’approche focalisée, de format court concentré et de contexte avant tout (plein d’idées mais pas de scénario à proprement parler).

Bref, j’ai appelé ça un « Shooter » et j’ai fais une petite présentation de ce concept au propre et en PDF téléchargeable ici-même.

Pour résumer : je suis en train de travailler sur mon premier Shooter qui devrait être disponible très bientôt. L’idée est de proposer ce contexte jouable sous la forme d’un bouquin d’une quarantaine de pages (couverture, règles et de feuille de perso incluses), au format A5, en PDF ou en papier via Lulu.com au prix d’un magazine ou d’un paquet de cigarettes (aux environs de 5/7€ selon la version). Tout ça est bien sûr à confirmer dans la pratique dès que le premier aura éclos (Spoiler : ça s’appelle Outer Space… et ça parle d’espace, étonnant ? J’en reparle très bientôt avec une présentation de ce premier Shooter).

Americana : le rêve américain est sorti !

17 Avr 2015 Classé dans : Americana

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Americana : le rêve américain

Témoins de la mort surnaturelle et spectaculaire d’un de leurs proxénètes, les Faucheux se rendent à Las Vegas, à la recherche de prostituées disparues et d’un mystérieux gourou.
Entre jeux de pistes mortels, attaques d’étranges illuminés et guerre de territoires avec les factions occultes de la cité du péché, leur arrivée déclenche une réaction en chaîne menaçant les fondations mêmes de l’organisation mafieuse.
Dans Americana : le rêve américain, les joueurs incarnent des Faucheux, les fils de la Veuve Noire, croque-mitaines et bras armés de son organisation.

Inspiré par les films Casino, The Chaser, Heartless et Lord of Illusions, le jeu vidéo Hotline Miami, les clips et la musique du groupe Tool, Americana : le rêve américain est une plongée dans un Las Vegas interlope, étrange et halluciné.

« Americana : le rêve américain » contient tout ce dont vous avez besoin pour jouer :
• un écran 4 volets utilisable pour n’importe quel jeu ou scénario contemporain-fantastique.
• un imposant scénario complété de nombreux conseils et aides de jeu.
• des indications de choix musicaux pour le sonoriser scène par scène.
• des règles simples et rapides pour gérer les actions et capacités des Faucheux.
• une feuille de Faucheux à personnaliser.

« Americana : le rêve américain » est prévu pour :
• 3 à 6 joueurs (meneur inclus).
• 12 à 20 heures de jeu.
• être joué avec des dés à six faces (non inclus).

Réservé à des rôlistes confirmés : joueurs matures et meneur expérimenté
Ne nécessite pas Americana : l’intégrale du syndrome de Babylone

Recto Ecran (Americana : le rêve américain) Perspective

Americana : le rêve américain

16 Mar 2015 Classé dans : Americana

Recto Ecran (Americana : le rêve américain)

Dans le Courrier des Légistes n°10, les éditions John Doe ont annoncé la future sortie de Americana : le rêve américain.

Un écran (mais pas juste un écran), des règles, une feuille de perso spécifique, et un très gros scénario dérivé du syndrome de Babylone. En effet, le « Rêve américain » est un écran accom­pa­gné d’une vraie pro­po­si­tion de jeu en soit : un livret de 48 pages com­posé d’un court ensemble de règles pour créer un Fau­cheux, d’une feuille de per­son­nage spé­ci­fique et d’un énorme scé­na­rio (entre 12 et 20 heures de jeu) réservé à des joueurs (très) matures et à un meneur expérimenté.

Spin-off

Le rêve amé­ri­cain ne contient pas de scé­na­rio sup­plé­men­taire pour le syn­drome de Baby­lone. Par contre, le scé­na­rio se déroule dans le même uni­vers et pro­pose une his­to­rie « déri­vée », avec des per­son­nages croi­sés durant le Burst. Car dans Ame­ri­cana : le rêve amé­ri­cain, les joueurs incarnent des Fau­cheux, les hommes de main d’une étrange orga­ni­sa­tion mafieuse, fils de la Veuve Noire, croque-mitaines et bras armés.

Ins­piré par les films Casino, The Cha­ser, Heart­less et Lord of Illu­sions, le jeu vidéo Hot­line Miami, les clips et la musique du groupe Tool, Ame­ri­cana : le rêve amé­ri­cain est une plon­gée dans un Las Vegas inter­lope, étrange et halluciné.

Stand-alone

« Ame­ri­cana : le rêve amé­ri­cain » peut être acheté, lu et joué sans avoir acheté, lu et joué « Ame­ri­cana : le syn­drome de Baby­lone » : il contient tout pour jouer et peut être uti­lisé avec ou indépendamment !

Sortie prévue début avril (2015).

Recto Ecran (Americana : le rêve américain) Perspective

Feuille de prétiré

Avant que John Doe n’annonce ma prochaine (petite) production surprise dans leur prochain Courrier de Légistes (le n°10), j’en profite pour faire un bref récapitulatif des « petites infos et anecdotes » concernant Americana : l’intégrale du syndrome de Babylone publiées ces dernières semaines sur la page Facebook dédiée.

  • Le livre comporte deux rabats. Le premier fait office de table des matières tandis que le second affiche un index des personnages importants, récurrents ou notables présents dans les différents scénarios. Réunis, les deux « marque-pages » forment le Tetragrammaton, le symbole au centre de cette grande histoire.
  • Les feuilles de personnage et de prétiré ont été designées de sorte qu’elles puissent être pliées en deux, rester « logiques » (données techniques usuelles au recto, plus ponctuelles au verso) et imprimées sans avoir à les redimensionner (sans infos coupées).
  • Toutes les aides de jeu (+ de 30) sont téléchargeables sous la forme d’un PDF sécurisé par un mot de passe (indiqué dans le livre). Pour une impression en douceur et éviter le syndrome du « livre éventail » et des photocopies tordues.
  • Les portraits sous forme de polaroids de tous les PNJ et factions d’importance (18) sont téléchargeables sous la forme d’un PDF sécurisé de la même façon que les aides de jeu. Petit bonus (très) pratique : le PDF contient un lien vers un compte Instagram réservé aux meneurs où se trouvent les portraits de tous les PNJ ! Instagram « public » et donc accessible sans compte par le biais de votre Smartphone, de votre tablette ou de votre ordinateur. Pour montrer directement un PNJ aux joueurs sans avoir à masquer la page de votre livre, la photocopier ou l’imprimer!
  • Les feuilles de personnages, aides de jeu et portraits sont téléchargeables dans l’onglet « À jouer » !
  • Americana : l’intégrale du syndrome de Babylone se déroule dans un « univers étendu », le même univers que les jeux de rôle « Notre Tombeau » et « Patient 13 », la campagne parue dans Casus Belli « Black Trinity » et la BD « Silences ». Dans Americana : l’intégrale du syndrome de Babylone, au détour de scènes, on reparle d’un secret caché au coeur des souterrains parisiens de Notre Tombeau, on apprend qui fut – semble-t-il – Morgue, le premier Patient 13, on explique les liens entre le Bizarre (Notre Tombeau, Silences) et le Wings (Black Trinity, Syndrome de Babylone), on entend parler d’un certain Attrape-Coeurs de Salinger (Silences), on visite brièvement Silent Peaks (Black Trinity). Ces clins d’oeil et explications ne sont compréhensibles que pour celles et ceux ayant lu ces ouvrages. Si ce n’est pas le cas, la référence ne sera pas remarquée ou sera considérée comme un détail annexe parmi d’autres.
  • Dans le précédent Courrier des Légistes (le n°9), outre une rapide présentation du syndrome de Babylone, j’ai écrit un « mot de l’auteur », un texte personnel, un peu ronflant sur la conception et les efforts liés à la création de cet ouvrage.

Pour finir, Roliste TV a livré une longue critique du jeu en vidéo visible sur leur site, youtube ou ici-même.

On se retrouve d’ici quelques jours, pour l’annonce de la suite !

Durant votre vie précédente, alors que vous étiez enfants, vous avez vendu vos âmes à de mystérieux collectionneurs contre l’assurance d’une vie dénuée de cauchemars.
De nos jours, dans un Los Angeles dont vous découvrez les rouages cachés et les personnalités occultes, vous êtes contraints de voler des âmes pour racheter les vôtres.

Americana : l’intégrale du syndrome de Babylone est un Burst (un jeu de rôle-campagne). C’est une série de six scénarios indépendante de tout jeu de rôle et munie de règles dédiées.

Au croisement des œuvres de David Lynch (Twin Peaks, Lost Highway), de Clive Barker (Imajica, Lord of Illusions) et de Neil Gaiman (American Gods, Neverwhere), inspiré par Angel Heart, Donnie Darko, L’Échelle de Jacob, la structure des séries TV et la musique du groupe Tool, Americana : l’intégrale du syndrome de Babylone est un thriller onirique, une saga fantastique et une épopée tragique formant une grande histoire avec un début, un milieu et… plusieurs fins.

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(les deux dernières photos présentent un comparatif d’épaisseur entre
Americana : l’intégrale du syndrome de Babylone, Patient 13 et Notre Tombeau.


It’s Alive ! IT’S ALIVE !!!*

C’est pas moi qui le dis, c’est Henry Frankenstein – ce bon vieux savant fou qui pointait du doigt sa créature rapiécée de morceaux de cadavres.
Mister Frankenstein c'est un peu la vitrine de mon atelier de bricolage : l’établi et les étagères sont pleins d'idées farfelues, de scénarios bidons, de dessins incompréhensibles et de trucs pour lesquels il n'existe pas encore de noms – un paquet de babioles dont il ne sortira probablement jamais rien – mais, pour les rares exceptions, ce site est là pour vous donner quelques informations.

Yno / Anthony Combrexelle.
*(traduction : Il salive ! IL SALIVE !)