Si vous comptez jouer à Black Trinity, cet article dévoile dans les grandes largeurs des éléments de l’histoire « globale ». Évitez donc de lire la suite de ce billet sous peine de gâcher votre plaisir…

Le fait est que lorsque j’écris des scénarios j’aime bien placer des clins d’oeil, des références, des jeux de mots (voire des jeux de l’esprit). Certains sont totalement anecdotiques, d’autres ont du sens. Certains sont totalement triviaux, placés là pour mon petit plaisir personnel (et ne peuvent être découverts de quasiment personne), d’autres dissimulent des indices pour les scénarios futurs. Pourquoi je fais ça ? Parce que ça m’amuse (j’en fais un petit jeu personnel) mais aussi parce que quitte à donner des détails, à choisir un nom au hasard, autant que celui-ci enrichisse l’intrigue même si c’est de manière quasi-imperceptible.

Bref, Black Trinity ne fait pas exception à la règle.
(Même si, malheureusement, j’en ai déjà oublié quelques uns).

Il y a des éléments évidents comme le nom même de Silent Peaks, référence facile à Silent Hill et Twin Peaks (où les trois premiers scénarios lorgnent vers TP et le dernier vers SH), mais il y a aussi des choses un peu moins évidentes (voire carrément tirées par les cheveux). Le titre même de Black Trinity, s’il est directement compréhensible à la lumière du dernier scénario, lorsqu’il était nommé « Trinité Noire » devait permettre de noyer le poisson et de masquer l’enjeu final en laissant penser à un lien avec la « Sainte Trinité ». Alors que pas du tout.

Au rayon des récurrences, il y a l’heure, 5h29, où la bombe à explosée. Il y a le lieu, au Nouveau-Mexique, non loin de l’endroit où le premier test nucléaire a été exécuté et il y a aussi la musique. « Sentimental Journey » qui, en plus d’être le titre numéro 1 au moment qui nous intéresse, est aussi devenu l’hymne de retour des soldats de la seconde guerre mondiale. Un morceau dont le disque avait pour face B, un « Twilight Time » porteur de sens.

Dans le troisième scénario, le gamin fan de Daredevil nomme les membres de la famille Talbott à la manière de super-héros : Big Brother (celui qui observe/l’éclaireur/le grand frère de Charles – scénario 1), Tall Woman (la mère qui recherche son petit garçon (Little Boy) – scénario 2), Slim Sister (la grande sœur qui recherche son petit frère – scénario 3) et Fat Man (le père, le seul qu’on ne peut rencontrer que dans l’autre monde – scénario 4). Or le projet Trinity permettait de tester les deux bombes à venir sur Nagasaki et Hiroshima : Fat Man et Little Boy. La « légende » veut que le terme de Fat Man ait été donné en référence à Winston Churchill et son implication dans le projet Manhattan. J’en ai donc fait une référence directe en décrivant un homme (bedonnant) qui lui ressemble, dans le monde alternatif, avec l’idée que lorsque l’ancien Petit Garçon et le Homme Bedonnant se retrouvent dans le même monde, celui-ci peut enfin exploser.

Au passage, je profite une nouvelle fois pour féliciter Yann B. qui, juste avant la parution du dernier épisode, a envoyé un mail à la rédaction de Casus Belli où il pointait la totalité de ces références. Bien vu donc !

Mise à jour du 16/04
Je vous l’avais dit, j’ai tendance à rapidement oublier les références que je cache dans mes projets. Parfois au détour d’un clic dans mon disque dur, la vérité se fait jour et les souvenirs se rappellent à moi. Aujourd’hui est un jour comme ceux-ci. Référence visuelle cette fois-ci avec le clin d’œil du logo Black Trinity dont j’ai estampillé la totalité des images sur ce site ainsi que les fiches de personnages vierge. Quel était sa provenance ? Un indice sur vos téléscripteurs.